dimanche 5 avril 2009

Milano rime avec apéritivo

Salut à tous! Comme vous, j'apporte ma pierre à l'édifice fiifipsontour pour vous présenter mon stage.
Après avoir passé mes 6 mois Erasmus à Rome j'ai voulu rester en Italie parce que je m'y plais beaucoup et aussi pour continuer à apprendre la langue.
J'ai donc trouvé un stage à Milan (Milano) dans le centre de la ville. Pourquoi Milan? Tout simplement parce que à Rome c'est quand même difficile de trouver du travail et si c'est pour être super excentré c'est un peu inutile. Milan est la capitale économique d'Italie et se développe à pas de géant. C'est réputé : à Milan ON BOSSE!!

Pourquoi pas le sud? Lorsque j'ai parlé à un des prof italien que j'allait travailler à Milan, il m'a répondu..."Milan? ah, c'est comme vous voulez!"
Milan est considérée comme une ville grise, ou il ne fait pas forcement très beau et très chaud.
Rome qui est aux centre de l'Italie à un cadre de vie chaux et très "Italien".
Par ça j'entends l'idée qu'on se fait d'un style de vie calme rythmé par les cafés, le soleil, les monuments fabuleux.
A Milano c'est très différent, il n'y pas énormément de choses à visiter mais cette ville ne manque pas de charme.
C'est la capitale de la mode, Il y a mille magasins de vêtements au mètre carré. Le centre est bondé quand il fait beau le weekend.
Il existe des petits court d'eau appelés "Navigli" très sympathiques qui servaient autrefois à acheminer les pierres par bateaux pour la construction du Duomo; superbe cathédrale gothique au centre du centre de Milan, autour de laquelle s'est développé toute la ville.

Contrairement à Rome où cela reste occasionnel, ici le train de vie c'est l'apéritivo partout (1 verre payé et tu manges autant que tu veux).
La ville regorge de bar branchés. De plus à Milano, il n'y a personne dans les rues le soir ça change de Rome. Mais bon on verra ça quand il fera plus chaux

Bon parlons du stage maintenant. Mon entreprise s'appelle Mikamai http://mikamai.com. C'est une entreprise à projets très novateurs dans le web.
Ils sont très jeunes et très présents à Milan. On travail sur des technologies web comme le streaming video, les réseaux sociaux, Facebook, Consulting.
Ils créent d'importants événements comme prochainement "Facebook Developer Garage Milano".

Qu'est-ce que je fais? Ce stage me permet de travailler sur diverses technologies web, mais principalement Ruby on Rails. Mikamai est le moteur de la communauté Ruby, Rails en Italie. C'est d'ailleurs par ce biais que je les ai trouvés.

Où est-ce que je vis. Ca va vous paraître bizarre mais je vis là ou je travail. C'est un immense appartement et je ne payes pas de loyer. Ca ne m'empêche pas de sortir presque tous les soirs même si c'est sûr que ça force à travailler plus tard.

Le quartier où j'habite, et donc où je travail, se trouve près d'un bar aperitivo, bâtiment Erasmus (bon je les entends pas ils doivent pas êtres nombreux), terrain de basket, etc... Ça fait partie des meilleurs quartiers de Milan (le centre c'est que des boutiques)

Voilà j'espère que j'aurai éveillé votre curiosité sur le nord de l'italie. La semaine prochaine arrive Päques. Je vais faire un petit weekend en Toscane.

PS: au fait on mange bien ici :D



Salutations.
Vivien Giusseppe Schilis

vendredi 27 mars 2009

De retour a New York

Je n'ai pas donné de nouvelles sur ce blog depuis un moment, mais je suis bel et bien à New York! Et oui, je ne fais pas des visas que pour le plaisir, même si c'est quand même super rigolo.

La vie
Ici j'habite dans Brooklyn, et plus particulièrement dans le quartier de Greenpoint. J'y suis en collocation avec Guillaume depuis un moment.

Il faut savoir que trouver un appartement a New York est une sacrée galère, mais sur un coup de chance j'ai pu avoir celui ci qui est franchement grand pour la ville. Le quartier est principallement polonais et à moins d'une demi heure du centre de manhattan (un peu de marche un peu de metro), donc niquel.

Niveau vie, c'est sympa de retrouver tout ce que j'avais pu voir l'année dernière ainsi que tous les gens. C'est aussi agréable de ne pas être la que pour un week end et avoir vraiment le temps de se poser.

Enfin je ne me lasse pas de cette ville. Habiter à New York c'est quand même pouvoir se lever a 4h du matin et trouver une pizzeria d'ouverte, être dans une des plus grandes villes du monde, trouver des concerts partout et tout le temps, avoir accès un plein de musées de folie, pouvoir trainer dans des bars sordides/super classes en fonction de l'humeur, voir des building géants tous les jours, marcher tout en mangeant un sandwich et buvant un café tout en slalomant entre les passants, se coucher a 1h du matin en se disant que c'est super tôt, pouvoir prendre le metro 24h/24, avoir l'impression d'être au centre de tout, voir des spectacles dans la rue/le metro/les parcs... c'est plutôt cool quoi !

Le Stage
Mon stage se déroule à Analog Method. C'est une toute petite boîte de dev web: pour donner une idée dans les bureaux de new York nous sommes 3 (le CEO, un webmaster/graphiste et moi). Il y a également d'autres gens qui interviennent sur des projets particuliers. Les horaires sont très flexibles... tellement flexibles que j'arrive et je part quand je veux, du moment que je suis la si j'ai un meeting avec un client et que je fais plus ou moins mes 40 heures hebdomadaires.

Là bas je développe des sites web de la phase d'analyse où je vais aller parler avec les clients en costard à la phase de dev ou je code dans le noir avec une tasse de café à la main. C'est plutôt un bon compromis !

Pour être plus précis, mon travail consiste à ...

  • Etablir les besoins clients (rédactions de specs en tout genre)
  • Prévoir les moyens techniques à mettre en place (language, bases de données, serveurs...)
  • Estimer le temps pour le projet
  • Gérer la création des graphismes (oula je fais pas de graphismes, je fais que dire ce qui est moche)
  • Améliorer l'utilisabilité de différents sites internet, c'est à dire bouger des trucs pour que le site marche mieux.
  • Développer le site pour les projets qui nécessitent du développement (pour les fiifo, je dev avec -en fonction des projets- Ruby on Rails, ASP, .NET, C#, PHP, Cake, Flash et tout plein de Javascript avec jquery et prototype).
  • Gérer les retours du client, présenter le produit
  • Déployer le site web (trouver un hébergeur, configurer les serveurs, tâches de déploiements...)
  • Améliorer les processes (comment faire les choses mieux et plus rapidement)
  • Et bien plus encore (un peu de marketing, de l'automated testing et autres réjouissances) !
Depuis le début le CEO me donne de plus en plus de responsabilités, et il a annoncé que d'ici quelques mois - si tout se passe bien - moi et mon collègue nous allons surement prendre la plupart des opérations de la boîte en main pendant que lui basculerais sur un autre projet. Ca promet beaucoup de travail mais une expérience interessante !

Ces temps ci je travaille pour des maisons d'édition de musique et donc je m'amuse avec des bases de données géantes et des milliers de MP3, c'est chouette comme tout.

Enfin je conclurais sur une photo qui n'a rien a voir avec quoi que ce soit. Enfin si peut être, c'est le métro que je prend tous les jours pour aller au travail !

jeudi 26 mars 2009

Alex In LA


Je pourrais commencer de la même manière, presque deux mois sans post et 5 fois plus sans post d’optronicien !! Vous allez me dire, qu’est ce qu’un optro vient faire ici ? Hé bien, l’esprit de l’IFIPS vient gagner ce blog et offre une nouvelle expérience, la mienne !

En tant que nouveau sur le blog je me dois de faire une petite mise en situation :

Après trois mois passé l’an dernier à L’Optics Research Group de l’Université de Delft aux Pays-Bas que certains connaissent puisque la destination a une fois de plus été choisie cette année pour les CI2A (vous pouvez même cliquer ici pour avoir une petite vidéo http://www.facebook.com/video/video.php?v=48139811932), me voici parti cette année dans la grande ville ou mégalopole de Los Angeles.


Mais comment diable ai-je atterri là-bas vous allez me demander ! Le département optro met à notre disposition toute la base des stages effectués les années précédentes. Ca doit surement se passe de la même manière dans les autres départements, mais je parle simplement de ce que j’ai fait.


Les autres membres de ce blog pourrons me comprendre, je souhaitais faire mon stage de fin d’études à l’étranger, et pourquoi pas, aux States. L’optro faisant parti du domaine des hautes technologies, la Californie est le premier lieu où j’étais susceptible de trouver ce que je cherchais. C’est donc sur ces bases la que j’ai dirigé mes recherches.

Gros conseil : s’y prendre à l’avance, genre début Octobre c’est bien surtout pour des grosses boites comme Coherent inc. « Ah alors c’est chez Coherent que tu bosses ?»… Nan ! Désolé ! J

Coherent se trouve dans la banlieue de San Francisco. Je bosse chez Bossa Nova Technologies qui développe et produit des caméras polarimétriques et des instruments de mesures par laser à ultrasons… vaste programme pour les non-initiés. Les applications se trouvent aussi bien dans le milieu des cosmétiques que dans l’industrie aéronautique, métallurgique.


L’entreprise se situe dans la banlieue de Los Angeles, à un mile de la plage. Autant dire que le soleil est présent les ¾ de l’année et que le style de vie est complètement opposé à celui de la vie parisienne.

L’entreprise rayonne aussi vers l’étranger, elle installe donc ces produits sur des sites indiens, japonais, européen… et participe à différents salons à travers le monde !

Voici quelques photos pour donner un aperçu du cadre de vie.



Bref, tous ça pour dire que la vie est dur ici. J

Une fois arrivé à L.A. tout un tas de démarches et de choses sont à faire pour que la vie soit parfaite… mais tout ceci fera l’objet d’un second message une fois que j’aurais tout trouvé !

lundi 2 février 2009

De la Suède à New York

Presque 2 mois sans billets sur ce blog, mais pourquoi donc ?

Pour ma part c'est dû au fait qu'en Erasmus je n'arrive pas bien à faire la différence entre ce qui tient de mes voyages personnels (pas trop en relation avec ce blog) et ce qui est plus en rapport avec mon séjour d'études à proprement parlé.

De la Suède...

Pour résumer tout ça j'ai continué les petits voyages à travers la Suède (Malmö, Kalmar, etc.) et je suis allé au Danemark, Copenhague étant très proche de mon pays d'accueil.
Tout ça ponctué d'un peu plus de travail à la maison qu'au premier semestre mais sans oublié de faire la fête (pas mal d'occasion en Suède où Noël est vraiment une période importante).

Ensuite le break des vacances de Noël a un peu décimé la population de ma résidence universitaire (la plupart des Erasmus ayant préféré terminer le semestre dans leur université pour des raisons de budget principalement).
Mais ça n'a pas traîné et Seb et moi avons pris part à la première réunion post-erasmus de notre "promo", j'ai nommé : le nouvel an en Pologne.
Quoi ça vous fait pas rêver ? Et ben vous avez tort! C'était, sans conteste, un de mes meilleurs réveillons!

De retour en Suède des exams nous attendaient bien au chaud. Une fois ces moments désagréables (bien que pas si difficiles) passés, on a pris la route pour aller se balader en laponie, au dessus du cercle polaire et expérimenter le Grand Froid (avec des majuscules).
Ça a donné un super roadtrip de 4000 km environ réalisé en 9 jours :)

Une fois l'appart suédois rendu, direction la France pour un peu plus d'un mois de vacances !

... à New York !

Mais évidemment ma soif de voyages n'est pas encore assouvie.
Donc pendant ces 5 mois d'Erasmus j'ai tout fait pour avoir un stage à New York. C'est à dire bombarder de CVs toutes les boîtes faisant du développement web de près ou de loin (c'est dans ce domaine que je souhaite plutôt m'orienter).
J'ai été contacté par quelques entreprises très rapidement mais rien de très sûr. J'ai même décroché un stage à l'université Columbia mais non rémunéré, ce qui n'était évidemment pas viable.

Mais à force de relances, j'ai finalement trouvé mon bonheur chez Huge (oui c'est bien le nom de la boîte). C'est une agence web assez grosse avec des bureaux un peu partout dans le monde qui a travaillé pour Ikea, Amazon, MTV, Warner, NY Times, Nokia etc.

La cerise sur le gâteau c'est qu'elle est située dans le quartier de New York que j'avais préféré lors de ma visite l'été dernier : le quartier de Dumbo à Brooklyn, entre le Manhattan Bridge et le Brooklyn Bridge avec vue sur Manhattan depuis les bureaux.
Enfin pour le moment c'est beaucoup moins glamour parce que je suis en pleine paperasse pour obtenir mon visa. Mais ça en vaut la peine.

One more thing

Les lecteurs assidus du blog remarqueront que Marc aussi a trouvé un stage à New York. Et bien sachez qu'on sera en coloc pendant tout ce stage. Mais ça on en reparlera surement plus tard ;)

jeudi 4 décembre 2008

Un blog qu'il est international

Clic l'image pour agrandir (ou ce lien)

Ces petits points représentent les endroits d'où sont venues les visites de ce blog depuis le début.

Le top 5 des pays de visite sont :
  1. France
  2. Suède
  3. USA
  4. Canada
  5. UK
Les visiteurs viennent de 351 villes différentes réparties dans 43 pays sur les 5 continents.

mardi 25 novembre 2008

Viaggio a Napoli

Cela faisait longtemps que je n'avais pas quitter Rome. Ca fait bien 3 mois que je suis ici et je ne m'en lasse pas. Cette ville est très vivante, on y mange très bien, et le capuccino est délicieux!!!
On y rencontre des clochards partout. D'ailleurs en ce moment, le Metro A, qui est le plus neuf dégage des odeurs de clochard que vous pouvez respirez à grandes doses. Je pense d'ailleurs qu'un clochard est mort dans le système de ventilation et est entrain de pourrir à petit feu car il y a un moi on y respirait normalement. Ceci explique peut être pourquoi tout le monde est tout le temps malade.

Il y a aussi nos amis pakistanais qui sont toujours là pour nous vendre les gadgets de dernière génération comme des cailloux-aimants, ou des pistolet à bulles, ou tout autre objet inutile de fêtes foraines sans parler bien sur des fameuses roses pour les dragueurs à deux balles. Mais ce qu'ils aiment surtout c'est la pluie. Dès qu'une goutte atterrie sur le sol, le gang des Pakis sort de son entrepôt secret et se positionne à chaque entrée de métro dans toute la ville pour te vendre des parapluies d'une qualité à te couper le doigt quand tu l'ouvres.

Ce que j'aime aussi c'est que quand il pleut ou qu'il fait nuit, on rencontre quand même des italiens en lunettes de soleil à cette époque... vas comprendre!

Je l'aime cette belle ville mais bon il faut voir du pays maintenant. Et voilà qu'une opportunité s'offre à nous :
ESN (Erasmus Student Network) qui s'occupe des soirées, des voyages (la vie Erasmus quoi!) propose un weekend de 3 jours pour visiter 3 villes pour 110 euros : Pompei, Naples et Capri. C'est cadeaux je sort le cash!


Cyril et moi partons pour le weekend avec 50 Erasmus en direction de Pompei.
Cette ville est très célèbre du fait qu'elle fut détruite par le Vésuve, le volcan italien bordant la baie de Naples (Napoli en italien).
Ce qui est frappant par rapport au forum de Rome (celui du premier post), c'est que l'état de la ville fut retrouvé dans un très bon état. On peu s'imaginer très clairement la vie de cette cité, les maisons, les quartiers, les boulangeries, les fabriques d'huile d'olive. Par hasard, nous avons croisé un français qui avait payé un guide. Nous avions donc eu tendance à les suivre de très près. Pas cher la visite!






Une foi la visite terminée il nous reste un petit peu de trajet pour se rendre à Naples où l'on a dormit dans une auberge.
Le lendemain on se met à visiter Naples et là on découvre le produit local: la sfogliatella, un délice. On en rencontre à chaque coin de rue de la ville. C'est un genre de feuilleté qui contient une délicieuse crème avec des zest d'orange. Je sais, vous avez déjà faim!
Ensuite après avoir arpenté les rues napolitaines on se dirige vers le roi de la pizza. Vous ne savez pas qui c'est? Bah!! C'est Michele (se prononce Mikélé) le roi de la Margherita. La meilleure pizza de ma vie. Ici à Naples, les pizzas sont vraiment trop bonnes et la différence... c'est la pâte! Moelleuse et fine à souhait! Il est tellement fort qu'il devait y avoir 50 personnes qui attendaient devant la petite pizzeria. Une star ce Michele!!

Bon t'as bien mangé mais elle est comment cette ville?? Quand on reste près de la Baie on se dit "mais c'est sympa tout ça!!".
Et puis tu rentres à l'intérieur de la ville et là tout change. Dans le centre de la ville, on retrouve toutes les habitations qui font très pauvres. On y voit les lignés de linge étendus sur des fils accrochés entre deux bâtiments.
On y voit des gosses de 12 ans à 3 sur des moto-cross entrain de faire des roues arrière dans les rues piétonnes.
On y ressent une certaine pauvreté et l'impression d'un quartier dangereux.
Il faut savoir que le napolitain en moto ou en voiture ne s'arrête pas pour un piéton. On a eu le droit à un fauchage entre une voiture et une erasmus dans une petite ruelle devant la pizzeria. Et hop l'ambulance!!
J'ai même testé le coup de pression à la parisienne mais ça ne les a pas arrêté, je n’ai pas insisté.


Bon alors...on veux savoir Vivien...tu l'as vu la... (chuuttt) ...la mafia!!
Non il ne m'est rien arrivé (j'avais mon sweat à capuche des Yankees c'est pour ca!) mais du peux que j'ai vu j'ai pas trouvé les gens franchement aimable dans l'ensemble, mais je peux me tromper.

Le lendemain, on part en bateau (30 min) pour l'île Capri, destination très prisée des touristes. Bon évidemment, on a bien eu le droit au mal de mer d'une bonne partie des Erasmus.
Après avoir jeté les sacs et être descendu du bateau, il faut monter en haut de l’île à pied pour les courageux.
De là on peut faire de super parcours sur l'île et la vue est vraiment extra. C'est ce pourquoi Capri est très apprécié. C'est calme et reposant mais à cette époque de l'année les rues sont un peu mortes. C'est surtout des maisons pour riches et des hôtels 5 étoiles. De toutes façons, il n'y a pas d'autres choses à faire que dormir sur une chaise à bascules sous les clémentiniers.


Un très bon Weekend avec de super animateurs ESN, Bravo!! Le prochain est prévu dans 2 semaines, à Florence/Piz/Lucca
Allez A Presto tutti!

lundi 24 novembre 2008

New York, USA : trouver un stage, faire un visa J1 (DS 2019, sponsors, rendez vous à l'ambassade...)

Le 10 décembre je passerais mon dernier exam et après c'est les vacances ! Du coup au lieu d'attendre mars pour commencer mon stage, j'ai décidé de prendre un peu les devants et de commencer en janvier.

Recherche de stage
Il m'a donc fallu chercher un stage, ce que j'ai commencé à faire dès fin aout car vu que je souhaitais faire ce stage à New York, j'avais plutôt intérêt à m'y prendre tôt du fait du temps d'obtention des visa. Pour cela j'ai déposé mon CV sur les principaux sites de recherche d'emploi comme monster, dice, careerbuilder et consors. J'ai également envoyé un bon nombre de candidatures spontanées et répondu à une tonne d'annonces sur craigslist.

Au final, j'ai envoyé énormément de CV et j'ai passé une bonne dizaine d'entretiens téléphoniques en anglais. Une entreprise m'a même payé le billet d'avion pour rencontrer son CEO sur timesquare. Ces entretiens ont menés à des deuxièmes voire même troisièmes entretiens, et au final je me suis retrouvé avec quelques offres.

Certaines de ces offres ont finies par disparaitre, l'entreprise m'expliquant souvent qu'ils me prendraient bien mais qu'ils ne savaient pas si ils seraient toujours la dans 3 mois... Et ouais, c'est moche la crise.

Trouvage de stage
Enfin au final j'ai tout de même trouvé un job plus qu'intéressant : celui offert par la boîte qui m'a offert le voyage à New York !

J'ai choisi cette offre car déjà le sujet est tout a fait dans la lignée de ce que je veux faire, à savoir contact avec les clients, management d'équipes, prise en charge de projets, du code et du web! J'ai aussi décidé de partir chez eux car l'endroit où se trouve la boite est plus que classe : en plein sur Times Square ! Et puis la paye est pas mal, bien plus ce que je pourrais toucher en début de carrière en France...

(les bureaux sont juste à droite du TGI Friday)

Donc voila, à partir de janvier je serais "stagiaire" pour Analog Method, New York.


Et bien sûr, le visa
Une fois de plus j'ai du me taper les démarches pour le visa... pour partir aux USA le plus simple est de faire un J1. C'est assez compliqué et long sauf que cette fois je maîtrisais mon sujet vu qu'il s'agit de mon troisième J1 et que la boîte est encore plus réactive que l'année dernière. Enfin petite différence tout de même, cette fois ci je partais dans une très petite entreprise, donc le processus était un peu différent.

Voila comment on pourrait résumer le processus de visa J1 pour un stage effectué dans une petite entreprise ( moins de 25 employés ) qui n'a jamais accueilli de stagiaires J1 auparavant.
  1. Trouver un stage ! Je conseille fortement de préciser à l'entreprise votre statut et de leur expliquer le processus qui suit.
  2. Se mettre en contact avec une organisation pouvant fournir un sponsorship, comme Parenthèse Paris
  3. Si vous n'en avez pas, commencez les démarches pour obtenir un passeport biométrique
  4. L'entreprise doit obtenir un "Dun & Bradstreet number" si ils n'en possèdent pas déjà un. Cela coute environ 100$ pour l'obtenir en 1 journée. Sinon ils peuvent l'obtenir gratuitement, mais celà prendra plusieurs semaines...
  5. L'entreprise rempli le DS 7002 : sujet du stage, description de l'entreprise... c'est un peu le contrat entre vous et votre employeur.
  6. Vous signez le DS 7002
  7. Votre école signe le DS 7002 (car il faut être étudiant pour obtenir un J1 comme ça). Le responsable des RI, de votre département ou le directeur devraient faire l'affaire.
  8. Vous remplissez le dossier de demande de J1 (une quinzaine de pages). Vous prenez au passage tous vos bulletins de note en anglais, vos diplomes, vos anciens visa, une preuve que vous parlez anglais (toeic, toefl, lettre de votre prof d'anglais) et vous envoyez le tout à l'organisation sponsor.
  9. Vous payez l'assurance maladie (c'est cher) et les frais de dossier (c'est cher aussi)
  10. L'organisation sponsor contacte votre entreprise et organise une visite sur place. Cette visite est très courte et sert surtout à prouver que l'entreprise existe. L'employé de l'organisation va poser quelques questions et prendre quelques photos.
  11. Votre dossier est alors accepté ou rejeté, en fonction de la visite.
  12. Vous recevez le DS 2019 et la preuve de paiement du Sevis (si votre organisation sponsor s'en occupe, sinon vous devrez le faire vous même. Parenthèse Paris s'en occupe). Le DS 2019 est le document le plus important après le Visa lui même.
  13. Muni du DS 2019 vous devez prendre rendez vous à l'ambassade américaine à Paris (et ce même si vous habitez à Marseilles). On peut demander un rendez vous sur le site officiel dédié aux visas.
  14. Rendez vous à l'ambassade. Si votre dossier est accepté votre visa arrivera dans les 5 jours. Je décris un peu plus bas comment se déroule l'entretient à l'ambassade.
  15. Danse de la victoire !

Bonus
  • Vous pouvez remplir une demande de J2 si vous êtes marié et que vous voulez amener votre femme/mari avec vous
  • Si l'entreprise est suffisamment grande ou si elle a déjà accueilli un stagiaire J1, vous pouvez zapper l'étape de la visite
  • N'oubliez pas de faire des photocopies ! Mon conseil est de scanner tous les documents et de les mettre quelque part sur internet, comme par exemple dans votre boite mail ou votre FTP perso.
Le rendez vous à l'ambassade

Avant de partir ...
  1. Vous avez déjà pris rendez vous en ligne
  2. Vous avez reçu un mail de confirmation avec une liste de documents à apporter, ne les oubliez pas ! Il faut tout de même savoir qu'il est possible d'acheter certains documents sur place (comme l'enveloppe) et qu'il y a une poste pas trop loin pour le chèque postal. Je ne saurais tout de même que trop recommander d'arriver avec TOUS les documents prêts.
  3. Vous avez payé auparavant un mandat compte
  4. Vous avez un beau passeport biométrique
  5. Vous avez prévu un LIVRE. En effet c'est super long, et les appareils électroniques ne sont pas autorisés
Sur place ...
  1. Rendez vous à l'ambassade : Avenue Gabriel 4, 8ème Arrondissement, Paris
  2. Faites la queue, vous ne pourrez rentrer qu'à l'heure de votre rendez vous. Si vous arrivez en retard, ce n'est pas si pire. Lors de mon premier rendez vous j'étais arrivé 2 heures en retard et cela n'a pas posé de problèmes, à part peut être ma dépression nerveuse et mes 5 crises cardiaques.
  3. Pour rentrer vous devez présenter le certificat de paiement du mandat postal et votre convocation
  4. Au PC sécurité on vous demandera de laisser vos appareils électroniques (téléphone, ordinateur, iPod...)
  5. Une fois dans l'ambassade, prenez un numéro et c'est partit pour l'attente. La salle est assez grande et des numéros sont appelés en permanence... mais pas dans l'ordre ! Surveillez bien l'avancée des numéros, mais sachez que vous devrez attendre environ 2 heures avant d'être appelé.
  6. Quand vous êtes appelé vous allez devoir présenter tous les documents. Cela prend 1 minute. Si le dossier est incomplet, vous allez devoir courir partout pour le compléter. Si il manque des documents que vous ne pouvez pas vous procurer depuis l'ambassade vous allez devoir reprendre rendez vous plus tard et cela va décaler la remise de votre J1... et ça c'est moche.
  7. Vous pouvez retourner attendre, ce n'est pas fini
  8. Vous allez être appelé une deuxième fois. Cette fois ci il s'agit d'un petit entretien pour voir si vous savez le contenu de votre DS 7002. Cet entretient est sensé être en anglais, mais des fois - comme dans mon cas pour mon deuxième J1- c'est en français. Rien de bien compliqué, préparez vous à des question du genre : "Où allez vous rester ?", "Quand partez vous ?", "Qu'allez vous faire là bas ?", "Vous faites quoi comme études ?", "Vous êtes déjà allé aux USA, si oui racontez moi un peu"...
  9. L'employé vous dit directement si vous avez été accepté, et si c'est le cas vous saurez également quand vous allez reçevoir votre visa.
  10. C'est fini ! Vous n'avez plus qu'à attendre votre visa.
Ne stressez pas pour ce rendez vous ! Ce n'est qu'une formalité ! Si vous parlez un minimum anglais et que vous avez bien TOUS vos documents, il n'y a aucune raison que cela se passe mal. J'ai même vu des gens ne parlant presque pas anglais ressortir avec l'assurance que leur visa était en route.

Délais d'obtention
Les délais sont assez variables en fonction de l'entreprise qui vous acceuille et de votre sponsor. Comptez en général environ 2 mois pour obtenir le DS 2019 et une semaine pour obtenir le visa après l'entretien à l'ambassade. Si l'entreprise est suffisamment grande, le processus sera plus rapide.

Prévoyez de prendre le rendez vous à l'avance, car les places ne sont pas illimitées et vous risqueriez de vous retrouver sans rendez vous qui corresponde à vos contraintes temporelles.

Soyez également sûrs et certains que votre entreprise est prête à se plier aux contraintes liées à employer un étranger et qu'elle comprend bien que vous êtes sous des contraintes fortes du côté du visa. Lors de mon premier J1 j'avais trouvé une première entreprise qui n'avait que peu de temps à mon consacrer et me faisait perdre mon temps. Le risque dans ce cas là est simplement de se retrouver sans visa avec une boîte qui s'en fiche... J'ai donc fini par lâcher cette entreprise et accepter une autre offre. Mon conseil ici est de préférer une entreprise avec un service de RH performant à une entreprise peut être plus interessante mais complètement à côté de la plaque dans ce domaine.

Des questions ?
Les commentaires sont là pour ça !

samedi 15 novembre 2008

C'est la crise, partout.



Vent de folie sur SFSU. C'est la crise ! Même sur le système éducatif américain. Cette semaine il y avait un seating à l'université. Terminator, l'unique, l'authentique, AKA Schwarzenegger le gouverneur de Californie, annonce une réduction du budget de San Francisco State University de près de 4 millions de dollars.

Résultat ? le deuxième semestre s'annonce assez mal, la seule issue étant de fermer un certain nombre de classes. Panique parmi les étudiants.

Dans le système américain, les étudiants choisissent leurs cours chaque semestre. Au final, ce n'est pas le nombre d'années que vous passez à l'université qui vous permet d'avoir un diplôme, mais la validation de listes de cours. Par exemple, si vous voulez valider un Major en informatique, il faut valider au moins tous les cours d'une liste prédéfinie. A coté de ça, les étudiants sont encouragés à valider des "Minors" soit des ensembles de cours plus restreints qui permettent d'acquérir un bon niveau dans une matière secondaire. Toujours pour en revenir à l'informatique, la plupart des étudiants valideront un minor en Maths pour aller avec leur major d'informatique.

En même temps, il est possible de choisir des cours de n'importe quel département. Donc si vous voulez valider un major en Ethnic Studies, avec un minor en photographie tout en suivant en option des cours de français, littérature japonaise et introduction à la programmation, c'est possible. Du coup, chacun fait son diplôme plus ou moins comme il l'entend.

Seulement avec une réduction de budget de "4 millions de dollars", les étudiants ont peur ... Et on les comprend. Quand on sait qu'un étudiant américain paye son année à l'université dans les 40.000$, et qu'il se voit annoncé qu'il ne pourra peut-être pas prendre tel ou tel cours le semestre prochain, mais avec un peu de chance au semestre suivant, il y a de quoi avoir peur ...

mercredi 5 novembre 2008

mardi 4 novembre 2008

Je perd mon français !

Je ne sais pas pour vous, chers camarades expatriés, mais pour ma part après moult mois à parler anglais et écrire en anglais, mon français en a pris un coup.

Je souffre à chaque fois que je dois écrire un email en français, j'enchaîne les fautes d'orthographe, j'entasse des anglicismes... bref c'est pas beau à voir. Un exemple tout simple "I will keep you up to date on that" qui devient un "je vous mettrais à jour sur ce sujet" des plus douteux.

Bref, c'est pas facile tous les jours, la vie d'expatrié.

lundi 27 octobre 2008

Week End à New York... ça faisait longtemps !

Et oui ce week end je suis retourné à New York pour passer des entretiens d'embauche. Une entreprise m'a gentiment payé l'aller retour pour venir leur dire bonjour dans leurs bureaux à Timesquare.

Une fois fini avec les entretiens je suis repartit dans mes balades en plein Manhattan. Bon il fait plus froid qu'à Miami mais ça n'enlève rien au fait que NYC c'est une ville formidable.

Au menu de vendredi, Soho, Midtown, Williamsburg, Union Square puis une soirée à Williamsburg et une autre dans le Queens ! Samedi c'était Lower East Side, Soho, Noho, Chinatown et Williamsburg encore une fois.

En me promenant dans Soho je suis tombé sur une exposition dans un espèce d'entrepot et dans sa cave. C'était un environnement parfait pour le genre d'oeuvres qui étaient présentée, les tableaux étant à côté des compteurs de gaz, tuyaux et autres murs tombant en ruine. Le détail qui tue : le nom des artistes écris à la dégage au marqueur sur le sol ou sur le mur.

Sinon pendant mon séjour je suis resté chez des amis qui vivent à Williamsburg dans un ancien entrepôt industriel convertit en appartements et où carte blanche a été donné aux locataires niveau décoration... et il se trouve que pour cet appart le premier locataire est un artiste / antiquaire. Du coup l'appartement ressemble à un film de Tim Burton mélageant tableaux étonnant, structures géantes (environ 4 - 5 mètres de plafond) et détails de déco en fonte.

Je veux un appart comme ça...

Enfin en bref, 2 jours à New York, c'est chouette. En plus les entretiens se sont bien passés.

lundi 20 octobre 2008

Cozy

Un des grand avantages de FIU niveau études, c'est la bibliothèque.

En effet elle est ouverte jusqu'à très tard le soir (1h du matin), ce qui permet de se poser dans un endroit calme pour se reposer et travailler (car mon dorm n'est pas ce qu'on pourrait appeler calme).

Du coup pendant que j'écris ce billet je suis au 6ème étage, face à une baie vitrée qui surplombe la fac avec vue sur un lac. J'ai une chaise super confortable, du wifi gratuit qui marche (1euro ne me manque pas du tout) et un White Chocolate Mocha acheté au Starbucks de la bibliothèque.

Une fois que mon ordinateur sera rechargé je retournerais dehors, près du lac dans l'herbe ou sur une table prévue à cet effet. Et oui, on est en octobre mais il fait un bon 25°, du soleil mais pas trop...

Bref c'était juste pour que vous me détestiez.

mercredi 15 octobre 2008

Croisière en Pologne

Ce week-end (enfin plutôt ce début de semaine), l'international office de mon université organisait une croisière en Pologne, presque tout compris, pour environ 40 euros. Il ne fallait pas manquer ça.

Si votre niveau en géographie est correct, vous remarquerez donc que le moyen le plus court entre les deux pays est de passer par la mer.

Dimanche 12 octobre

Nous voilà donc embarqués, tant bien que mal, sur un ferry liant Karlskrona, Suède à Gdynia, Pologne. “Nous” signifiant ici 160 étudiants étrangers et moi.

La première impression est et restera très bonne : on est dans un très gros et très beau bateau dans lequel on passera en tout plusieurs dizaines d'heures.

On profite donc entre autres des cabines minuscules, des joueurs de trompette complètement clichés et de l'alcool pas cher (comparé à la Suède où c'est vendu très cher dans des magazins régulés, les Systembolaget).

A ce moment là une agréable révélation s'ouvre à moi : au lieu de me donner le mal de mer, le tanguage du bateau me rend euphorique (un peu comme si j'étais bourré en fait).

Pour la première soirée on décide d'aller dans la boîte sur le 8ème pont. Pas d'erreur, c'est bien là qu'il fallait être : danse, danse, danse, danse, et re-danse. Mais en tant que gens raisonnables on décide d'aller ce coucher vers 3 heures du matin sans oublier de passer un moment à philosopher en regardant le bateau filer à travers la Baltique : “nan mais t'imagines on va trop trop vite c'est fou, et même que c'est la pleine lune !”.

Lundi 13 octobre

Le réveil sonne à 06h30 pour pouvoir profiter du petit déjeuner/buffet.

Le bateau remue un peu : c'est signe qu'on est arrivé en Pologne et que la journée marathon commence.

En effet la visite de Gdynia, Sopot et Gdansk est prévue en une seule journée.

Gdynia n'est pas super mais témoigne d'une vie quotidienne différente de la nôtre, c'est dépaysant.

Les plages de Sopot et son “plus grand 'pier' en bois d'Europe” donnent envie de s'y attarder tout l'après-midi.


On arrive ensuite à Gdansk aka Dantzig où l'on décide de manger typiquement polonais (des pierogi, grosses ravioli beaucoup trop grasses mais tellement bonnes). Entre parenthèses : tout ceci est possible grâce aux polonaises Erasmus qui nous ont accompagné (big up!).

L'après-midi est dédié à la visite de cette très belle ville à l'architecture atypique .

Evidemment nous sommes en retard au bus pour cause d'achat d'alcool (toujours pour les mêmes raisons).

Le soir c'est re-soirée dans la même re-boîte. Et c'est toujours aussi mémorable. Cette fois-ci on fait la fermeture mais il est hors de question de s'arrêter là.

Mardi 14 octobre

(Car les coups de minuit sont passés depuis bien longtemps.)

On décide de squatter tout un escalier pour faire un jeu de mime qui durera incroyablement longtemps. On perd de plus en plus d'adeptes au fur et à mesure que l'heure tourne et c'est en équipe réduite qu'on décide de commencer à faire le désormais classique “something stupid”.

Cette fois-ci il s'agira de raconter n'importe quoi allongés sur des escaliers, de s'écrire nos prénoms sur le visage puis d'aller voir le soleil se lever du plus haut pont accessible sous un vent assez violent (d'ailleurs je maintiens le fait que la lune avait une tête bizarre). Donc finalement ce sera une nuit blanche.

Puis c'est la fin, nous sommes de retour en Suède et tout le monde se sépare.

C'est un peu comme une fin de WEI mais la déprime en moins car, finalement, on sait très bien qu'on se reverra tous soit ce soir soit d'ici la semaine prochaine pour continuer cette fête de 5 mois.

vendredi 10 octobre 2008

ERASMUS


Avant d'expérimenter la chose, j'entendais beaucoup parler de l'exceptionnelle et inoubliable "Aventure Erasmus", avec des majuscules s'il vous plait.
Et j'avais du mal à imaginer un monde pareil, perdu au milieu de mon Moulon d'adoption.

Après un mois passé au coeur de ce semestre de 5 mois (ahem) Erasmus, je pense commencer à distinguer les ingrédients de cette potion magique.

1) Un emploi du temps Weight Watchers

Oui, c'est vrai, les journées sont beaucoup moins chargées qu'à l'IFIPS. Ce n'est même pas comparable en fait.

Déjà, les cours sont plus ou moins à la carte. On choisit donc naturellement des matières qui nous intéressent (qui prendrait les choux de Bruxelles quand il peut avoir les frites ?).

Avant d'aborder le second point il faut savoir qu'il suffit de 30 ECTS pour valider le semestre universitaire.

Quand chaque cours pèse 7.5 ECTS, le calcul est vite fait pour se rendre compte que peu de matières sont nécessaire à la validation du semestre (4 dans mon cas car, oui, 7.5*4=30!).
Évidemment ce point varie selon l'université d'accueil, les chiffres que j'annonce n'étant valables que dans mon cas.
Mais dans mon cas, justement, les semaines n'excèdent jamais plus de 8 heures de cours, et tout ça parce que j'ai décidé de prendre des cours de suédois non obligatoires qui me mobilisent 3 heures par semaine.

Tout ça nous mène à mon - très court - deuxième point.

2) Un rythme de vacances

Pour vous les vacances ça représente quoi ?

Grasse matinée tous les jours ?
Des journées passées à rien faire ?
Trainer avec des amis ?
Sortir faire la fête le soir, quelquesoit le jour ?
Voyager ?

Pour moi en ce moment c'est aussi la description de mes études.

3) Un mélange de cultures

Oui, oui et encore oui, on en apprend tous les jours sur les différents us et coutumes des différents pays d'Europe ou d'ailleurs.

La culture suédoise évidemment mais également : polonaise, russe, allemande, autrichienne, hollandaise, pakistanaise, indienne, espagnole, mexicaine, argentine, italienne, chinoise, etc.
C'est une liste non-exhaustive de la nationalité des personnes que j'ai pu croiser pendant ce premier mois.

Et côtoyer toutes ces gens c'est s'enrichir culturellement sans faire d'effort. Il suffit juste de vivre avec eux, facile non ?

4) Une grande famille

Et oui on n'échappera pas à ce cliché de "Grande Famille". Et pourtant c'est terriblement vrai.

Le fait d'être un Erasmus c'est appartenir à un groupe de personnes qui, même si elles ne vont pas en cours ensemble, vont vivre les unes avec les autres pendant tout une période de leur vie (bien que courte, la période).

On n'est pas lié par le fait qu'on a le même programme scolaire mais par le fait qu'on est tous embarqués dans le même bateau. Et ça, ça change complètement les relations qu'on peut avoir entre nous.

5) Une bulle

Le dernier point, et peut-être le plus important, est qu'on vit dans une bulle.
Oui, ça vous auriez pu le deviner au titre de ce 5ème paragraphe, mais je vais m'expliquer pas plus tard que maintenant à l'aide d'une belle liste à puces :

  • Tout le monde est géographiquement loin de chez soi.
  • La plupart des personnes ne se connaissent pas d'avant Erasmus.
  • L'aventure terminée, tout le monde rentrera de son côté.

Mélangez le tout et vous obtenez un moment qui a pour unique but : en profiter.

Se reverra-t-on après ? Quelle est l'histoire de cette personne ? Est-ce que ça me ressemble vraiment de faire ça ? sont autant de questions qu'on ne se pose pas.

On vit dans une bulle pendant 6 mois et c'est l'occasion de ne pas trop réfléchir, de vivre pleinement l'expérience sans prise de tête.

6) Le sixième point (aka la conclusion)

J'espère vous avoir donné un point de vue assez précis de ce que les autres élèves Erasmus et moi vivons actuellement : des études multiculturelles qui sentent les vacances sur une île loin de tout.

Allez, je le dis ? Je le dis pas ? Bon, va pour le cliché :

"C'est que du bonheur !"

mercredi 1 octobre 2008

Hum...

Des fois je suis assez déconcerté par la nourriture que j'achète.


Crackers, fromage en plastique et jambon présenté dans des petites mini boites.

lundi 29 septembre 2008

Un week-end à San Francisco

Dans les cours que j'ai finalement choisi à San Francisco State University, l'un est : "Biographie de San Francisco". C'est un cours formidable ou on apprend l'histoire de la ville à travers ses arts, récits, écrits etc...

Pendant un des premiers cours, le prof nous a montré ce que des New Yorkais célèbres avaient écrits sur San Francisco. L'observation qui revient le plus souvent est que les gens ne savent plus ou est la limite entre réalité et fiction quand ils viennent ici ...

"San Francisco is the source and propagator of the Bizarre."

Vraiment ? Ce week-end je suis allé voir 2 trucs.

Samedi : l'académie des sciences réouvre avec son nouveau batiment "vivant" ultra moderne au milieu de Golden Gate Park. C'était l'endroit ou le tout SF devait être. Le bâtiment est assez ouf donc j'y reviendrai dans un autre billet ... de toutes façons il y avait des heures de queue donc je n'ai pas pu entrer.

Dimanche : ...
Comme le montrent les magnifiques photos de ce billet, c'était la Folsom Street Fair aujourd'hui ! Mais qu'est ce que c'est donc ? Et bien c'est le festival du sado-masochisme, fétichisme, communauté du cuir... et autres.

Résultat, la rue est barrée sur 5 grannnnds blocs, et vous pouvez venir vous faire attacher, fouetter, humilier au milieu de la rue. C'est aussi l'occasion d'acheter des sex toys éffrayants, diverses électrodes et films pornos au rabais, faire une partie de twister sans slip (je vous laisse imaginer le résultat ... non vous n'y jouerez plus jamais de la même façon), le tout dans une ambiance barbecue-bière.

Les paneaux "NUDITY IS ILLEGAL" à l'entrée du festival annonçait la couleur ... Il manquait juste une asterisque "but highly tolerated". Il y a donc des dizaines de personne en cuir, des mecs en laisse promené par leurs dominatrices, des gens nus (ou comme sur une des photo, un type avec pour seul vêtement un boa ... vivant). Et un certain nombre de gens qui se font fouetter dans la bonne humeur.

Il y a aussi hum, des dérapages. Des gens que ça excite un peu trop quoi. Bref. On s'amuse ^^.
(Comme je peux pas vraiment mettre ce qui se passait, je vous laisse avec une photo de locales qui regardaient. Et la preuve que la perversion est totale avec des affiches ...)

South Beach

Ce week end j'étais à South Beach, c'est à dire le sud de Miami Beach. Là bas je couchsurfais, une fois de plus.

Donc là bas, c'est très cliché. Il n'y a que des gens body buildés qui courent sur la plage, des clubbers sous extasy ou des vieux en survet' fluo. Plutôt surprenant mais on s'habitue vite.

Il n'y a pas énormément de trucs à faire là bas à part la plage et les clubs. Bon je ne suis pas fan de clubbing donc forcément ça limite... mais je me suis quand même bien amusé à me balader sur la plage. J'ai même tapé la pose pour une séance de photo improvisée par deux étudiantes (en photographie, bien sûr).

Le seul problème c'est que pour aller de FIU à South Beach, c'est une vraie galère. Il faut bien compter 2h, plusieurs bus et pas mal de marche... je me suis ainsi retrouvé à un arrêt de bus horrible entouré de cafards et de gens dégénérés. Je n'exagère pas, je flippais un peu.

Mais au final tout s'est bien passé et c'était un week end fort sympathique !

dimanche 21 septembre 2008

Football !

Aujourd'hui c'était le match d'ouverture du nouveau stade de FIU. On a joué contre USF et... on a perdu, mais c'est de notoriété publique que notre équipe est en carton.

Par contre l'expérience du match de football mérite le détour.

Donc ça commence à 1pm autour du stade, ça s'appelle la tailgate party et c'est une occasion de boire dans les rues. En effet ils autorisent exceptionnellement les gens à consommer de l'alcool aux alentours du stade.

Donc ça c'était juste trop bien même si j'ai loupé le début pour cause de travail. Surtout qu'on avait des hélicoptères d'ESPN qui passaient en super près pour nous filmer.

Ensuite vient le match vers 5pm. Bon bien sûr on n'est pas rentré avant 6pm mais bon, pas très grave car un match de football c'est quand même assez lent.

En gros ils jouent pendant 10 secondes, puis s'arrêtent pendant 5 minutes et ainsi de suite. Mais il y a plein de trucs qui se passent autour pour garder les gens occupés. J'ai même réussi à trouver des gens pour m'expliquer les règles, ce qui n'est pas négligeable tellement c'est compliqué !


Ensuite, petite after party avec nos voisins dont certains sont des joueurs de FIU.
Bonne journée quoi.

samedi 20 septembre 2008

Guns off our streets

Une news de plus dans l'actualité locale. Une brève parmi tant d'autres aux états-unis.

Il y a deux jours le coloc d'une des étudiantes parisiennes en échange ici n'est pas rentré de la nuit.

Inquiète, sa copine a appelé le commissariat le lendemain. Là on lui a dit que le corps de Jordan, 23 ans, avait été retrouvé, dans un quartier réputé tranquille de San Francisco.
Jordan s'est vidé de son sang sur le porche d'une maison où il cherchait de l'aide après avoir été bléssé par balle, visiblement par deux individus avec qui il aurait eut une "altercation verbale". Il rentrait chez lui en vélo vers 1h40 du matin.

Depuis 1791 la constitution des états-unis garantie à chaque citoyen américain le droit de porter des armes.

L'année dernière 98 personnes ont été assassinées à San Francisco, pour une population inférieure à 800.000 habitants.

Carpe diem.

jeudi 18 septembre 2008

Le Voyage



Bonjour Le Blog. J'avais ce billet qui trainais là depuis quelques semaines. Finalement, je le publie.

Plutot que de raconter ma vie de manière factuelle, je reviens avec l'envie D'EN PARLER. Si ça vous dit, n'hésitez pas à philosopher dans les commentaires ...

Mon stage s'est terminé à Brighton par la gay pride, gros gros évenement de l'année à Brighton qui est la capitale gay du royaume-uni depuis environ 2 millions d'années.
Pour des raisons insoupçonnés et tout aussi inconnues, j'ai paradé en costume de panda avec mon copain. C'est définitivement ce qu'on peut appeler : une expérience.
Seulement voilà, 13 semaines après mon arrivée sur les côtes anglaises, vint le moment de plier bagages et de partir pour de nouvelles aventures, sans aucune certitude sur l'Avenir (avec un grand A)... Ca fait partie du voyage non ?

J'en ai discuté avec une danoise, Madlen, qui est en echange a SF ce semestre aussi. Pour pouvoir partir aux états-unis, on a tous commencé nos démarches en Décembre. Depuis, BEAUCOUP d'eau a coulé sous les ponts, et lorsque le moment de partir arrive, vient le doute. Madlen a rencontré un garçon quelques temps avant de partir, et au moment ou il faut prendre l'avion elle n'avait plus trop envie ... C'est bizarrement quelque chose que je comprend tres bien ^^. J'ai rencontré mon copain en angleterre 2 semaines apres etre arrivé, et partir fut beaucoup plus dur que prévu... j'en rate mon eurostar.

Quoiqu'il en soit, pour le meilleur ! Les avantages du voyage sont aussi ses inconvénients. Vous avez la chance incroyable de tourner une page, et de vous retrouver devant une toute nouvelle page blanche, vierge. En partant et en quittant tout ce que l'on connait on gagne la possibilité d'être ce que l'on veut. Ici personne ne vous connaît, personne n'attend rien de vous, personne ne vous juge par rapport à une norme dans laquelle on finit par se complaire dans notre quotidien. Vous êtes quelqu'un qui vient de loin, qui a une ou plusieurs autres culture. Vous pouvez vous réinventer, essayer tout, partout et n'importe quoi, rencontrer n'importe qui et apprendre de toutes ces experiences.

Je suis quasiment sur qu'il y a des gens qui hésiteront a sauter le pas de tout quitter parce qu'ils tiennent trop à ce qu'ils ont. Après tout si je n'étais pas parti en Angleterre, je n'aurais pas rencontré mon copain et ça n'aurait pas été aussi déprimant de partir... Oui mais voilà, je ne l'aurais pas rencontré :) Je ne serais probablement pas devenu végétarien fan de tofu, accro de l'océan, fan de la contre-culture gay, des mauvaises VHS de Linda Blair, des concerts de noise et de musique expérimentale et de Booska.

Absolutely no regrets.

Si il y a un jour des ifips qui lisent ce blog et qui se disent "hannn, j'hésite", PARTEZ.